Saint-Aubin des Grois, plus de 1 000 ans d'histoire - Vivre à Saint Aubin des Grois

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Saint-Aubin des Grois, plus de 1 000 ans d'histoire



A l’origine, c’est Aubin d'Angers, évêque d'Angers, au VIe siècle qui a donné son nom à la paroisse auquel est associé le déterminatif latin gresus, « terrain rocailleux », grois aujourd’hui. Ce terme désigne un sol d'argile très fertile, très propice à la culture des céréales.

Bien plus tard, la seigneurie de Saint-Aubin-Des-Groyes ou Sanctus Albinus de Grotis fut mentionnée dans les archives au début de XVe siècle. Elle relevait de la châtellerie de Bellême.

Jacques René de Fontenay, dont la famille était possesseur du Château de Courboyer à Nocé, céda en 1767, pour un montant de 39 000 livres, le domaine suite à un revers de fortune.



Le nouvel acquéreur est Philbert Prévost, officier servant dans les armées de Louis XV avec le grade de Maréchal des Logis. Vivant à Paris, il s’installa à Saint-Aubin-des-Grois avec sa famille pour devenir seigneur de Saint-Aubin-des-Groyes.

Malheureusement, celui-ci mourut en 1768 à 40 ans, le jour des obsèques de son épouse. Le couple fut inhumé dans le chœur de l’église en remerciement des nombreux dons qu’il avait fais à la paroisse.

Comme tout « domain
e seigneurial » cette terre se composait d’une maison que l’on nommait le "chasteau" sur un domaine privé de 32 arpens (8 hectares), où habitait le seigneur, de plusieurs dépendances, de fermes et de bordages.

Aucune illustration du "chasteau" antérieure à 1913 n’est disponible même si une description écrite précise de son agencement a été retrouvée.




Les dépendances se composaient de plusieurs bâtiments où se trouvait le fournil, où on cuisait le pain de bled (blé) et de méteil (seigle & froment), pour tous les habitants du logis, le pressoir un poulailler, un colombier, une écurie, des étables et de nombreux greniers. Il y avait également un jardin, un potager et un verger avec 122 pieds d’arbres (poiriers, pommiers, abricotiers et pêchers).

La seigneurie comprenait 2 grandes fermes La Cointrye et la Faucherye et 4 bordages (petites fermes) Le Pautonnier, Courgains, La Petite Cointrye et la Cohue. Il est remarquable que ces noms et bâtiments aient perduré jusqu’à aujourd’hui.

En ces années, la seigneurie comptait environ 200 habitants.

Pendant la Révolution, en 1794, l’église est fermée au culte et donnée à bail à un cultivateur de Saint-Aubin. Ce n’est qu’en 1808, que les offices reprennent.
De tous temps, Saint-Aubin-des-Grois s’est attaché à rester autonome des autres communes voisines.



Source : Eric Yvard, historien et spécialiste du Perche


 
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